Comment se constituer un réseau?

Gif Suits photographic memory

Qu’il s’agisse de trouver un associé, de conclure des partenariats, de ne pas rester isolé et tenir bon au quotidien, ou plus largement de développer votre entreprise, le réseau (ou ‘réseautage », ou networking) est un véritable atout . Certains estiment même que créer son entreprise n’est qu’une histoire de réseau.

Concrètement, se constituer et animer son réseau selon vos objectifs et vos affinités reviennent à bien choisir parmi deux catégories de personnes qui en feront partie:

Une règle d’or: les contacts constituant votre réseau professionnel ou personnel ne peuvent vous être favorables que si vos relations reposent sur un jeu d’échanges. En d’autres termes, la qualité et la diversité des contacts doit primer sur la quantité (de cartes de visites…) et toute relation doit être équilibrée – donnez avant de recevoir et ne demandez rien si vous allez oublier d’aider à votre tour, fût-ce ultérieurement. Au pire, sachez au moins remercier :)

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Comment devenir associé dans une start-up?

Minions samba En 20 lignes

Trouver un associé quand on a une idée qu’on estime susceptible de devenir une entreprise et qu’on a besoin d’agrandir son équipe est une chose; l’autre côté de la barrière est celui de l’aspirant entrepreneur, se sentant prêt à entreprendre, n’ayant pas nécessairement d’idée ou en ayant écarté une, se demandant s’il ne serait pas plus simple de rejoindre une équipe déjà constituée pour un autre projet.

Les exigences sont en réalité exactement les mêmes que pour les fondateurs de l’entreprise en cause: prendre en compte ses atouts et ses limites,être prêt à s’investir pleinement et à accepter ses erreurs, être clair sur ses intentions et ses objectifs au regard des autres associés comme vis-à-vis de soi-même.

Rejoindre une équipe d’associés déjà constituée présente toutefois logiquement une difficulté supplémentaire, celle de s’intégrer à une organisation existante (l’absence d’organisation n’en étant pas moins une).

Quelle que soit la manière dont vous « candidatez » à l’association (réseaux sociaux, Ideas Voice, WizbiiAssociates NetworkPartnproShare2grow…) imposez-vous le plus rapidement possible comme membre de l’équipe à part entière. L’engagement que vous allez prendre est important, ne vous laissez pas opposer la confidentialité de quelque document que ce soit et proposez le cas échéant de signer une clause de confidentialité. En particulier, vous devez être informé des chiffrés clés, des rôles réels de chaque membre de l’équipe… posez toutes les questions qui vous semblent pertinentes et n’attendez pas de vous être engagé, ne serait-ce que moralement et notamment au détriment d’une autre candidature, pour découvrir les cadavres dans les tiroirs. Au contraire, vous rassurerez certainement vos futurs associés à vous montrer intéressé et d’ores et déjà concerné et impliqué!

La partie strictement juridique est en réalité relativement secondaire. D’une part, en tant qu’associés, vous devez vous faire confiance, et vous ne saurez qu’au bout de quelques semaines si vous êtes aptes ou non à travailler ensemble, ce qui est de loin l’essentiel pour parvenir à faire aboutir un projet. D’autre part, dès lors que vous êtes devenu indispensable, comme l’est souvent chaque bon membre d’une équipe dans une start-up, une cession de parts ou d’actions équilibrée verra très rapidement le jour. Fixez ainsi un premier délai de « test de compatibilité », au terme duquel chacun se sentira suffisamment en confiance pour vous faire entrer au capital.

Vous trouverez mon retour d’expérience par ici ou ici (et merci à l’un de mes nouveaux associés pour le gif ;))

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Mon associé est-il le bon?

You just made partner

Comme une bonne idée d’entreprise (celle qui correspond notamment à vos compétences et celles de vos associés), un bon associé ne se trouve pas, il se cherche. On peut créer une entreprise sans idée, comme créer sans associé.

Avant de vous demander si votre associé est le bon, prenez donc la problématique dans le sens inverse en vous interrogeant sur vos besoins: pourquoi vous associer, en particulier au regard de votre formation, de vos expériences, de votre disponibilité et plus largement de vos ressources?

Encore une fois, souvenez-vous qu’avoir une idée d’entreprise ne fait de personne un entrepreneur, encore moins un associé. Seule l’exécution compte, et c’est elle que vous devrez prendre en compte dans la répartition du capital si vous cherchez un associé opérationnel; de la même manière, examinez bien vos autres options de financement avant de rechercher  un associé investisseur.

Les règles d’or: l’associé est un complément du fondateur, maintenant et dans le futur, ce qui nécessite

  • de bien prendre en compte le facteur humain et les motivations, par la définition progressive de vos valeurs et plus globalement d’une vision commune;
  • de se mettre au travail! – en se fixant des objectifs individuels, SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et cadrés dans le temps: on ne le dira jamais assez, seule les actions comptent) et en communiquant autant que possible entre vous;
  • enfin, de prévoir les différentes options (juridiques ou non) en cas de mésentente, afin que cette dernière ne signifie pas la mort de l’entreprise  – selon les sources, il s’agit en effet de la première ou de la deuxième cause d’échec des entreprises.

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Combien coûte un salarié?

High five En 20 lignes

Au SMIC et aux 35h charges patronales incluses, un salarié coûte 1633 euros/mois à l’entreprise, hors coûts liés au recrutement, compléments de rémunération (exemples: titre de transport, tickets restaurants…) et gratifications éventuelles, pour un coût réel total compris entre 120% et 180% du SMIC. N’oubliez pas de consulter et appliquer votre convention collective, que vous trouverez sur Internet à partir du code APE de votre entreprise, notamment pour déterminer ce salaire minimal. 

Pour votre budget prévisionnel, vous pouvez estimer le coût réel d’un salarié à partir du salaire brut, en y ajoutant 64% du salaire brut (22% de charges salariales, puis 42% de charges patronales) ou 82% du salaire net. Cette option est la plus prudente.

Ce calcul ne tient toutefois pas compte d’éventuelles réductions de charges (comme la réduction Fillon sur les bas salaires), ni d’éventuelles aides à l’embauche, par exemple dans le cadre d’une préparation opérationnelle à l’emploi, d’un contrat de professionnalisation, d’apprentissage ou de génération ou d’un contrat initiative emploi. Il n’existe en effet pas que le CDI ou CDD pour agrandir votre équipe.

Les aides sont aussi liés à l’embauche dans des zones en difficulté.

Il existe enfin des formes de rémunération presque sans charge, comme les primes d’intéressement (un dirigeant peut d’ailleurs avoir à arbitrer, le concernant, entre rémunération et versement de dividendes).

Mis à jour le 21 jan. 2014 – Un lien mort? Un ajout à suggérer? Commentez!                                   S’inscrire à la newsletter Google

Comment admettre ses erreurs et tenir bon au quotidien?

My mom tells me en 20 lignes

Les obstacles (guerre des prix, procès, rupture de contrat…), doutes et incertitudes ne manquent pas dans le quotidien de tout entrepreneur, parsemé de décisions et donc, nécessairement, de petites et grandes erreurs (ou comme le disaient nos parents « il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne cassent rien »).

Ainsi, si apprendre à gérer ses priorités est primordial, savoir reconnaître ses erreurs, se sortir des mauvaises décisions et conserver son optimisme le sont tout autant pour ne pas perdre la tête: avancez! Et pour vous y aider, pensez à ces 3 règles d’or:

  • Vous êtes le responsable: en toutes circonstances, assumez les conséquences de vos décisions et actions, en évitant les fausses excuses et surtout de vous déresponsabiliser au détriment des membres de votre équipe, d’un client, d’un partenaire, d’un fournisseur… Soyez honnête avec vous-même et votre équipe et si vous vous êtes emporté à tord, présentez rapidement vos excuses.
  • Il n’y pas de problème sans solution, seulement des problèmes mal posés: souvent, une voie qui vous parait sans issue est simplement une fausse voie. Avant de réagir, et même si une réaction doit être rapide, prenez le temps de déterminer la nature exacte du problème posé. Méfiez-vous ainsi de la surenchère d’investissement, faisant que plus on passe de temps à mettre en oeuvre un choix ou une décision qui ne fonctionne pas, plus il est difficile d’y renoncer: résistez à la tentation de continuer à investir lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous.
  • Acceptez  la possibilité que votre entreprise puisse échouer, en prenant avant tout soin de vous et en vous souvenant qu’un expert est celui qui a fait toutes les erreurs possibles dans son domaine: en entreprenant, vous apprenez un peu plus chaque jour et ne faites que vous enrichir, au moins d’expériences.

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Quand quitter son emploi pour créer une entreprise?

Singing in the rain En 20 lignes

Après avoir commencé à réfléchir ou à monter votre entreprise en parallèle de votre activité salariée, vous vous demandez légitimement si vous devez quitter cet emploi ou non pour vous consacrer pleinement à votre nouvelle activité.

La véritable question semble plutôt celle du moment opportun pour le faire, qui doit en tout état de cause intervenir après:

  • Avoir validé votre idée  et vérifié que vous êtes réellement prêt à créer votre entreprise, avec toutes les conséquences que cela emporte en termes de projet personnel , notamment du point de vue du revenu minimal vital que votre entreprise sera supposée générer compte tenu de vos charges financières (prêts en cours, charges familiales…), en tenant compte du fait qu’il ne faut pas sous-estimer le temps réel que met une entreprise à se développer 
  • Avoir répondu à la question « pourquoi est-ce que je veux créer mon entreprise » de manière détaillée (par goût des responsabilités? par désir d’indépendance? pour concrétiser une passion? pour changer de vie? etc.), de façon à faire la part des choses entre la vision que vous vous faites de l’entrepreneuriat et vos véritables motivations – peut-être souhaitez-vous en réalité plutôt vous réorienter ou changer d’employeur
  • Avoir examiné les options qui vous sont offertes auprès de votre employeur actuel, notamment en termes d’obligation de non-concurrence, ou à l’inverse de possibilité de congés-création ou de rupture conventionnelle
  • Vous être préparé à l’éventualité d’un échec de votre entreprise: l’échec n’est pas systématique, mais il est une réalité pour beaucoup d’entreprises et vous devez en avoir conscience dès la création: c’est le dernier élément de test de votre degré de motivation!

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Ai-je besoin d’un associé? Pourquoi m’associer?

I want him. I want him bad. En 20 lignes

La majorité des porteurs de projet pense au choix d’un statut juridique ou à la répartition du capital de leur future société, notamment au fameux 50-50,  sans se demander s’il est opportun ou non de s’associer. Or cette question n’est pas à prendre à la légère, d’une part parce que l’équipe est le premier élément clé de la réussite d’un projet, d’autre part parce que les conflits entre fondateurs sont la première cause d’échec des entreprises.

La peur d’être ou de réaliser  un produit ou service trop faible en restant seul ne peut pas être un motif pour s’associer, puisqu’il ne s’agit que d’hypothèses, non de faits. Vérifiez plutôt, avant tout, si vous êtes prêt à entreprendre et à incarner votre entreprise.

Entreprendre seul, c’est possible: mieux vaut être seul que mal accompagné, l’essentiel est de bien savoir s’entourer ( autres entrepreneurs, réseau, conseils, proches, etc.).

En revanche, préférez vous associer si (et seulement si) vous avez déterminé quel(s) associé(s) rechercher, et donc:

  • qui vous êtes,
  • ce dont vous avez besoin,
  • à quel prix (le cas échéant en termes de capital)
  • et pour combien de temps.

Souvenez-vous enfin qu' »avoir l’idée » ne signifie pas être en mesure de l’exécuter ni d’entreprendre et ne peut donc pas être un motif d’association, la route est longue. Un bon associé est ainsi un complément du fondateur en termes de compétences, de personnalité et/ou d’argent.

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